Twenty Years Mum

Archive for the ‘Pensées’ Category

Alors non, cet article ne parlera pas de zoologie. Les zèbres, c’est la manière jolie d’appeler les gens un peu en avance sur les autres, ce qu’on appelle, dans un jargon un peu plus brutal, les HPI (Haut Potentiel Intellectuel), les Précoces, les Surdoués (qui bien souvent ne se sentent pas si doués que ça, mais on y reviendra plus tard). Je vous préviens d’avance, je pense que ce post va être très long, parce que j’ai énormément de choses à dire sur le sujet.

Si j’en parle, déjà, c’est parce que je sais ce que c’est. Diagnostiquée à 6/7 ans après avoir sauté une classe, et dans l’optique d’en sauter une seconde. QI de + de 145 (et pourtant au final, je pense que le QI ne veut pas dire grand chose. Du moins, je pense que seul, il ne signifie rien. il doit être couplé à l’ouverture au monde, l’interêt que l’enfant porte à son environnement, sa curiosité, sa soif d’apprendre. Sans doute que ma mère avait déjà la puce à l’oreille, comme je l’ai moi même avec mon fils.

Est ce que c’est parce que je suis zèbre que je suis plus sensible à l’éveil de mon bébé ? Sans doute, entre individu du même monde, on se comprend, n’est ce pas ? J’ai mis du temps à le comprendre, à l’accepter. Parce que j’en avait souffert, moi, au fil de ma scolarité, au fil de ma vie. Attention, c’est pas un discours du style « Ouuuuuuh qu’est ce que c’est dur d’être plus intelligent que tout le monde ! ». D’abord parce que je ne me sens pas plus intelligente que tout le monde. Mais plutôt parce qu’être zèbre, ça s’accompagne de beaucoup de choses, de sentiments, qui ne sont pas forcément faciles à gérer, qu’on ait 3 ans ou 23. L’hyper sensibilité, l’hyper émotivité, l’impulsivité… Tous les sentiments sont exacerbés. Souvent les zèbres sont hyperactifs aussi, n’arrivant pas à contenir le trop plein qui les caractérise. D’ailleurs, les mots qui reviennent le plus souvent quand on discute avec des parents de zèbres, c’est : « Il/elle est épuisant(e) », « Je n’arrive pas à le/la suivre », « Je sais plus quoi faire ».
Pour mon Ourson, j’ai commencé à réaliser qu’on prenait ce chemin là grâce à ma maman, qui avait déjà vécu ça. Moi, j’avais mis ses crises de larmes, ses changements brusques d’humeur, son besoin d’être en mouvement en permanence, sur le compte d’un enfant un peu turbulent. Il y avait bien le reste, à côté, sa demande constante d’aller plus loin dans les apprentissages, et ce très tôt, mais ça… Pourquoi pas ? Et puis on a commencé à mettre des mots sur ses émotions. Pourquoi être heureux le faisait pleurer ? Le simple fait de se promener lui tirait des larmes, de joie. Et quand il ne pleurait pas, il était dans l’euphorie la plus totale, tout à fait exagérée. Et au contraire, les peines devenaient (et deviennent toujours) un desespoir sans nom, tandis que les colères (normales chez un enfant qui apprend les règles et donc la frustration possible qu’elles apportent) se transformaient en crise d’hystérie, sans qu’il ai un brin de méchanceté en lui. Ses colères étaient des ouragans qui balayaient tout sur leur passage. C’est ça, l’Hyper. Hyper-tout. C’est le fait de ne jamais connaître de demi-mesure. Tout blanc, ou tout noir, en permanence. Et je le sais bien, puisque c’est pareil pour moi. Je ne suis jamais « juste ». Je passe de la joie la plus totale, à la tristesse la plus profonde. Et c’est difficile à vivre pour un adulte, alors pour un enfant de 3 ans, je n’imagine pas. Et je ne m’en rappelle pas non plus.

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L’entrée à l’école a été le deuxième soucis pour nous. Avant ça, je gérais les apprentissages. Il était en demande, et je lui apportait ce qu’il me demandait, allant du dessin basique jusqu’à l’écriture (qu’on lui écrive des mots). A deux ans, il reconnaissait les chiffres dans les logos des chaînes télévisées, et dans la même année il reconnaissait presque toutes les marques de voitures à leur logos. Il lisait l’alphabet aussi (et me décortiquait lettre par lettre les mots sur les briques de lait.). Il est entré à l’école à 2 ans et demi, parce qu’il en avait besoin, parce qu’il le voulait, il était propre, et que je ne savait plus vraiment quoi faire. Au niveau graphisme, il faisait des trucs de Petite Section, et j’avais peur de trop le pousser. Donc il est allé à l’école.

Et ça a été un peu compliqué, très honnêtement. Parce que s’il était très heureux d’y aller, deux problèmes se posaient :
L’avance qu’il avait pris avant d’entrer, lui posait un problème d’ennui. Etant en Toute Petite Section, la première année se consacrait à la vie en communauté, l’apprentissage des règles de l’école, l’autonomie… Du coup, la partie vraiment scolaire était constituée de puzzles, coloriages, pâte à modeler… Tout ce qui ne l’interessait pas. Et comme il s’ennuyait, il faisait le clown, embêtait ses camarades, perturbait la classe… Tant de réflexions lancées à mon adresse par la maîtresse à la sortie de la classe, comme si je ne savais pas gérer mon enfant. Moi je sais. Je le connais. Elle non, comme beaucoup d’enseignants qui ne sont pas formés, et qui n’ont pas le temps (dans des classes à 25 gamins) de se concentrer sur un seul.
Le décalage, entre son intellect et son émotif. Si sur le plan apprentissage il est en avance (à l’heure actuelle, à la maison, il est quasiment sur du niveau fin de Moyenne, début de Grande (attesté par une connaissance professeure en maternelle), sur le plan émotif c’est un enfant de 3 ans et demi tout ce qu’il y a de plus normal, avec ses frustrations, ses tests de nos limites, des siennes, son envie de faire un peu ce qu’il veut. Lors de sa première année d’école, lorsqu’il s’ennuyait à cause de son avance, il se plaçait en position de frustration. Et comme la frustration engendre la colère, il s’en prenait à ses copains pour se défouler. « Il a tapé… », « Il a mordu… », « Il a poussé… ». Une rengaine que nous avons entendu toute l’année. Mais que faire ? Les discussions n’ont pas suffit, parce que la source est bien plus profonde.

J’ai l’impression de ne pas être écoutée, de ne pas être prise au sérieux. J’ai appelé le CAMS. Nous sommes sur liste d’attente depuis Mars 2013 malgré les relances ! MARS 2013 ! « Avant 4/5/6 ans on ne peut pas poser de diagnostic sérieux ». Alors en attendant, que doit-on faire ? Comment gérer ce qui nous dépasse, lorsqu’on essaie de pas impliquer sa propre sensibilité de maman, de zèbre ? Dois-je l’accompagner, toujours plus loin, tant qu’il demande ? Le freiner pour qu’il ne prenne pas trop d’avance (au risque de le frustrer) ? Comment l’aider à canaliser ses émotions pour qu’elles ne le rongent pas et ne l’emprisonnent pas comme elles l’ont fait avec moi ?

Il faut savoir aussi que Zèbre ne veut pas dire réussite scolaire, bien au contraire. En étant peu ou mal accompagnés, on se retourne souvent en échec, les méthodes de l’école ne nous conviennent pas. Nos analyses se font différemment. Et pourtant, on est coincés dans ce cadre qui nous opprime, avec l’interdiction d’en sortir sous peine d’être sanctionné. Du coup, je m’inquiète pour l’avenir de mon fils. Saura-t-il s’adapter, voudra-t-il le faire, d’ailleurs ? Tant de questions qui restent en suspens.

Cette année, on m’a prévenue dès le départ. « Dans ma classe, un petit reste un petit ». Même en double niveau, pas d’adaptation pour les enfants un peu en avance. Alors à la maison, je l’accompagne. On l’accompagne. Et à 3 ans et demi (presque 4 ans), il fait des puzzles de 60 pièces, il écrit en majuscules script, il commence les minuscules script, il commence à déchiffrer des mots en syllabique, il lit presque l’heure et la reproduit lui-même… Il aime ça, il est en demande. Je ne le pousse pas, je l’accompagne

On ne dompte pas un zèbre. On marche avec lui.

Ce qu’il y a de bien avec un blog, c’est qu’on y trouve un certain anonymat. Sauf bien sûr pour les gens à qui vous avez donné de vous-même l’adresse, mais en général, c’est que vous leur faîtes confiance… Et cet anonymat vous permet de vous livrer, et de vous séparer de ce qui vous pèse et que vous ne pouvez pas exprimer au grand jour. Cet article va être triste et douloureux. Vous êtes prévenus.ImageJe pense pas être devenue maman. Je l’étais, au fond de moi, depuis toujours, depuis toute petite. J’ai toujours su et dit que ça arriverai tôt, que je n’attendrais pas 30 ans pour avoir mon premier enfant, que je l’allaiterai, et que ce serait le mien, à moi. Et effectivement. Ourson est arrivé quelques temps avant mes vingts ans, il a trouvé le sein directement, et il n’a été qu’à moi pendant 18 bon mois. On a partagé nos craintes, nos joies, nos nuits, nos éclats de rire, et surtout notre amour sans faille. Je l’ai regardé grandir, changer, s’ouvrir au monde, découvrir la marche, la parole, la propreté, et plus récemment l’école… Ma fierté.

Nous étions deux, seuls face au monde. Maman Ourse protégeait son petit contre vents et marées. Elle n’avait besoin de personne. Elle était forte, elle était fière, elle était grande. Et même si parfois la vie était difficile, elle faisait face. Parce que rien ne doit jamais l’atteindre, Lui, la perfection, la merveille de son monde, la prunelle de ses yeux. On a fait notre chemin, on a tracé notre route. Et puis Il est entré dans notre vie.

Je savais qu’un jour je voudrais donner des frères et soeurs à mon Ourson. Mais grâce à Lui, j’ai su avec qui. Aussi Papa Ours que je suis Maman Ourse, prévenant, protecteur, le papa idéal, le papa parfait. A la fois mon ami, mon amant, et mon amour. Une évidence.

Aussi, lorsque nous avons appris ma grossesse en mars, même si la question s’est posée sur ce que nous devions faire, je n’imaginais pas passer à côté de ce bonheur. On l’aimait déjà, on l’imaginait, on se projetait. Une première échographie, un petit coeur qui bat, une annonce, un ventre qui gonfle tranquillement… L’Ourse couve, avec amour, se préparant à recevoir sa seconde merveille. Et puis soudain le choc. Une deuxième échographie, et j’apprend que je porte la mort, et plus la vie. Le petit coeur qui battait si vite, si fort, accordé sur le mien, s’est arrêté. La peine est grande, et les larmes acides. Mais je relativise, on me dit qu’une fausse couche, c’est plus fréquent que ce qu’on ne croit. Une grossesse sur deux, ou sur trois. Que je suis encore jeune, y’a pas de raison pour que ça ne marche pas… Mais évidemment, la peine est là, immense, et jamais je n’oublierai que le 3 décembre devait être une joie, et qu’au final, le 9 mai m’avait détruite.

Quelques mois passent, et nous décidons de retenter. Jusque là je n’ai pas eu de problème à tomber enceinte. 1 mois pour l’Ourson, 1 mois pour ma Luciole (qui était un accident conscient comme l’appelle ma Maman)… Mais la troisième fois, le premier mois ne prend pas, et nous décidons de ne pas remettre ça. Enfin, la nature décidera, et au final voilà que fin août nous apprenons que la vie semble nous sourire à nouveau. Un début de grossesse fort en nausées, telles que je n’en ai jamais eues, une fatigue intense. Tout semble réuni pour me conforter. La première échographie est forte en émotion, ce petit coeur qui bat à nouveau, sa petite forme qui se dessine… Nous sortons de là le coeur léger. Tout va bien… Les symptômes restent présents, le ventre s’arrondit, l’espoir renaît. Et pourtant. A nouveau la foudre frappe au même endroit. A nouveau, notre petit être s’envole. Et à nouveau la même explication : « C’est vraiment pas de chance ». Pas de chance…

L’Espoir m’a quittée. Encore une fois. Et je me sens vide… La confiance en mon corps disparaît. Je l’aimais déjà pas ce corps, à cause de son physique, à cause du mal qu’il me fait. J’ai essayé de m’en débarrasser, j’ai essayé de le changer, mais à chaque fois il revient, et à chaque fois il m’assassine un peu plus. Voilà que lorsque je me sentais aimée malgré ses rondeurs, ses courbes que je déteste, il me poignarde. Ses courbes, je ne les ai jamais appréciées que lorsqu’elles renfermaient mes trésors. Et il me les enlève. Deux fois. De suite. En six mois. Pourquoi ? J’ai mal au coeur, j’ai mal au corps, j’ai mal en moi. Et pourtant, je n’en parle pas.

*J’ai pris le parti de supprimer ce passage. J’ai blessé involontairement quelqu’un que j’aime à la folie, et je ne veux pas que cela se reproduise.*

En attendant, je souffre. Je me tais, je baisse la tête, et j’affronte la tempête en silence. Parce que pour mon Ourson, j’ai toujours été fière, et forte. Et que pour lui, je n’ai pas le droit de tomber. Je suis une guerrière, et j’ai juré de protéger notre royaume même si à l’heure d’aujourd’hui, je rêve d’en lacérer les remparts avec mes ongles.

Je ne sais pas si je veux me projeter encore une fois dans une grossesse. Je suis dans un état d’esprit qui me fait dire que de toute façon, ce sera un nouvel échec. Ça ne peut pas marcher. Mais en même temps, cela nous permettrait d’avoir des réponses, de pouvoir faire des examens. Dois-je aller au devant d’une nouvelle souffrance pour avancer ? Est ce que c’est une nouvelle épreuve sur mon parcours initiatique ? Je ne sais pas. Et je ne sais pas encore si j’ai envie de le découvrir.

A l’instant, je lisais le blog de ma belle-sœur.

(D’ailleurs, je vous conseille d’y faire un tour : https://rangersam.wordpress.com/)

 

Et donc je lisais son dernier article, dans lequel elle exprime toute sa passion pour sa région de naissance et où elle vit toujours. Et je me suis dis qu’en réponse à son article, je pourrais vous raconter mon petit périple personnel aussi. J’ai pas énormément bougé, mais j’ai vécu dans des coins sympas, qui méritent d’être connus.

 

Donc on va commencer par l’endroit où je suis née. La Seyne-sur-mer :

Le port, au cas où vous auriez pas capté

J’ai vécu la majorité de ma (pour l’instant) courte vie à la Seyne-sur-Mer, dans le Var (83), coincée entre les Niçois et les Marseillais, ce qui vaut parfois un accent un peu étrange, et dont il arrive que l’on se moque (mais moi je l’aime mon accent). La Seyne, c’est la petite soeur de Toulon. Parfaitement accolée (la route les rejoint, sinon c’est le bateau qui traverse la rade en une vingtaine de minutes, et je peux vous assurer que c’est tellement plus agréable en plein été de naviguer plutôt que de moisir dans un bus de la RMTT, avec les odeurs de ceux qui vous entourent), elles se ressemblent aussi, même si ma ville est plus petite, et de moindre importance (Toulon est quand même la préfecture du Var, ça lui donne un certain standing il paraît). On n’y fait pas partie de la Côte d’Azur, mais c’est tout comme. Lorsque les beaux jours arrivent, 5/10 minutes de voiture et voilà qu’on trempe les orteils dans la Méditerranée. La plage la plus connue, c’est celle des Sablettes, mais des endroits comme Saint-Mandrier, Fabrégas ou les criques au pied de Notre-Dame du Mai sont des endroits fabuleux qui valent franchement le détour.

La plage des Sablettes et son sable fin

La plage des Sablettes et son sable fin

Bon après, il faut aussi être honnête. Le soleil, le beau temps quasi-permanent, la plage à quelques mètres, tout ça, c’est magique, c’est magnifique, c’est limite un cadre idyllique. Mais j’ai envie d’y apporter quelques bémols.

Situons nous en plein été. Il fait une chaleur caniculaire (parce que voilà, le vent c’est quasi-inexistant là bas, ou alors c’est du vent chaud, qui souffle du Sud.), vous êtes chez vous, tranquille, et vous vient l’envie d’aller à la plage, faire trempette pour vous rafraîchir, et travailler votre bronzage pour vous la péter à la rentrer. Donc vous préparez votre sac de plage avec l’attirail complet (serviette, bouteille d’eau, crème solaire ou monoï, magazine/mots croisés/console de jeu portable, encore que cette dernière ce soit plutôt risqué, vu que votre sac risque d’être fouillé à peine votre gros orteil dans l’eau.), et vous partez gaiement. Et là, désillusion. Il est IMPOSSIBLE de poser sa serviette à plus de 30 cm de son voisin, tellement les plages sont bondées. Si bien que les locaux souvent se privent de plage l’été, et n’y vont qu’hors saison, pour pouvoir réellement profiter de leur littoral. 

Mais je maintiens qu’en dehors de ça, si vous supportez la chaleur, c’est un coin de paradis.

Cependant, un jour nous avons déménagé, et changé totalement d’univers. Direction : Saint-Firmin-en-Valgodemar :

Saint Firmin en Valgodemar

Saint Firmin en Valgodemar

Alors là, oui, changement radical. De notre ville littorale blindée, on s’est retrouvés dans un petit village de montagne. Le genre à abriter 400 habitants l’été, et à être complètement enneigé l’hiver. Mais c’était pas mal. Niché en plein coeur des Alpes, à l’entrée du parc des Ecrins (un des plus beaux), c’est la porte ouverte à de nombreuses randonnées, cueillette de champignon et élevage de brebis. Quoi ? On sent que j’ai été blasée par l’inactivité du coin ? Un peu. Faut dire que quand on est une jeune maman célibataire à la recherche d’un emploi, c’est pas vraiment le coin idéal. Autant dire que j’ai été ravie lorsque j’ai rencontré mon Prince Charmant et qu’il m’a emmenée sur son cheval blanc.

Dernière étape, la Manche !

Mon nouveau chez moi !

Mon nouveau chez moi !

Alors bon, déjà, on pourrait dire qu’apparemment, quelqu’un né au bord de la mer finit toujours par y revenir, même si ce n’est pas la sienne (parce que je peux vous dire que la Manche et la Méditerranée, c’est carrément différent, que ce soit la couleur, ou la température…). Mais je suis bien ici. J’ai été ravie de voir que les clichés restent des clichés, et qu’il ne pleut pas comme vache qui pisse tous les jours, on a même plutôt pas mal de beau temps. Et puis les gens sont agréables. Et croyez moi que niveau gens, j’suis pas celle qui les aime le plus. Peut être que c’est parce que ma belle-famille est un bijou, ça me donne un bon à-priori sur le reste de la population du coin.

Oui, parce que ma belle-famille, c’est un bijou, c’est ma véritable deuxième famille, mais ça, je vous en parlerais une autre fois.

Et oui. Déjà.

Et oui. Déjà.

… Je déclare ouverte l’ère de l’école.

Alors oui, forcément, mon dernier article datant d’août 2011, ça fait une sacrée ellipse. Mais voilà, mon petit Ourson qui dormait sagement et qui ne touchait à rien n’est plus, remplacé par un deuzan et demi qui court, crie et renverse tout ce qu’il est possible de renverser. Débrouillard sur le plan moteur, il est aussi sur le plan intellectuel (parce que mine de rien, avoir l’idée de sortir la boîte de sucre roux et saupoudrer allègrement le clic-clac blanc à 7 heures du matin, fallait y aller). Monsieur a décidé que le coloriage, la pâte à modeler tout ça, c’était bien trop facile, et donc qu’il allait commencer à déchiffrer les briques de lait, son prénom, ou à lire les chiffres sur les affiches.

J’ai toujours été plus ou moins contre l’école trop tôt. Il faut dire aussi que l’Ourson, y’a encore 9 mois, c’était pas du tout le même. Il ne parlait presque pas, les chiffres et les lettres ce n’était même pas la peine, et les couleurs… Tout était bleu, c’était plus simple pour lui j’imagine. Du coup, dans ma tête de maman, c’était inconcevable que ce bébé là se retrouve au milieu d’une cour de récré, ou dans une classe. Nada, niet, no way. Et puis tout à changer, il s’est ouvert, à fait des progrès formidable, est devenu propre…

Et nous voilà donc partis pour la rentrée.

Alors bon. Plantons le décor. Je suis une maman louve je pense. Je laisse mon fils faire ses apprentissages, j’essaye de le guider du bout du museau, du mieux que je le peux. Est ce que c’est le mieux que l’on puisse faire, je ne sais pas. Mais pour moi c’est le mieux, et la façon dont il évolue ne me prouve pas le contraire pour l’instant. Je ne suis pas hyper-protectrice, j’ai tendance à me laisser amadouer par ses grands yeux et son sourire charmeur… Mais je ne pensais pas être le genre de maman a pleurer le jour de la rentrée. Et j’avais raison.

Pour moi, c’est un grand jour, plein d’émotions. Mais pas plein de pleurs, j’ai du mal à m’imaginer rassurant mon fils si moi-même je pleure. Attention hein, je ne jette aucune pierre à ces maman-là. Je les comprends. Mais non, décidément je n’y arrive pas, je ne vois aucune raison de pleurer. Au contraire, je suis fière de voir que j’ai réussi à éveiller et à l’ouvrir suffisamment pour qu’il soit prêt à aller à l’école.

Bref, à la base, j’écrivait cet article pour raconter la rentrée de mon Ourson, et je suis passée à côté. Du coup je vais faire une timeline, ça sera plus simple :

  • 7h15 : Réveil, et ça commence. « Ecole maman ? »
  • 8h : Habillage, on enfile le slip, le pantalon, la petite chemise qui fait bien.
  • 8h15 : Il veut absolument mettre son sac à dos, sachant qu’on ne part qu’à 8h30 (rentrée des TPS à 8h45). Et se poste devant la porte en gémissant « Alleeeez, école ! »
  • 8h25 : Papa et Maman finissent par craquer, et c’est le départ.
  • 8h35 : Arrivée devant l’école en question (si vous aviez pas encore compris qu’on y allait), et il recommence à râler parce que c’est pas encore ouvert.
  • 8h45 : Les portes s’ouvrent enfin, et il se place dans la file en murmurant des « Alleeeez, école » aux enfants devant qui n’avancent pas assez vite devant lui.
  • 8h55 : Départ de Papa et Maman, après à peine un regard de la part de l’Ourson qui a repéré le coin des camions…
  • 11h30 : Récupération d’un Ourson qui n’a pas du TOUT envie de quitter l’école.
  • 13h30 : Dépôt d’un Ourson qui n’a pas du TOUT envie de dormir.
  • 16h30 : Récupération d’un Ourson qui est d’après la maîtresse son « Petit Poussin » et d’après l’Atsem un « vrai petit chou ».

Oui. Je crois que l’Ourson a encore fait son petit effet. Quel charmeur celui-là…

 

 

… Ou pas.

BabyBoom, c’était THE émission à regarder hier soir quand t’as un gros bidou ventre, ou alors comme moi, un petit Ours qui pionçait (ou pas d’ailleurs, je ne te juge pas). Et, toi, as-tu regardé ?

La bande-annonce était pourtant sympa. Des minis-knakis qui venaient au monde sous les yeux des caméras, une sorte de LoftStory version gynéco-obstétrique. Un concept qui m’est incompréhensible, la naissance étant pour moi un moment unique qu’on partage avec son petit, notamment lorsqu’il est posé tout gluant et couvert de vernix sur mon torse et qu’il cherche à ramper vers le sein pour se nourrir pour la première fois. Et pas sous l’oeil d’une caméra, j’ai une réputation à tenir moi !

Et puis l’émission a commencé, et là… Bah…. C’est plus de la tristesse qui me saisit !

Tout au long du reportage, on voit ses femmes, qui sont sur le point de donner la vie, donc soit-disant le plus beau jour de leur vie (surtout si comme moi, tu accouches en 5h pour ton premier, en évitant épisio et autre démolition de ton antre). Et on les voit soit shootées par une péri trop dosées, soit obligées de rester allongées au lieu de prendre un ballon ou aller marcher pour faire descendre le bébé (c’est pas sur le dos qu’il va descendre rapidement hein), et sous monito en continu…. N’aurait-elles pas pu se lever, ne serait-ce que pour faire le tour de la pièce ?

De la même manière, pas une seule têtée d’acceuil ? Je veux dire, je suis pas une pro-allaitement fervente, j’ai allaité mon fils seulement 2 mois (allaitement foiré pour cause de désinformation), mais quand même ! Pas à un seul moment on leur demande « On le laisse chercher le sein ? ». Non. A chaque expulsion, on le pose quelques secondes, et le bébé (ou les bébés, y’avait des grumeaux, n’oublions pas) est emmené, décapé lavé, habillé dans des habits bien chauds (pyjama + gilet, serieusement ???), et enfin ramené à sa mère pour une scéance de… heu… Pyjama-à-peau. Une belle Usine à bébés comme on les aime en gros…

Ceci dit, je reste une maman, dont l’accouchement reste pas trop lointain (Petit Ours à 5 mois et demi), et donc forcément, j’ai versé une petite larme à chaque cri de nouveau né, je suis restée en haleine quand G2 ne respirait pas en sortant… Des trucs de Primi quoi !

Rendez vous mardi prochain pour la suite… Et de nouvelles critiques !


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